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Articles

Affichage des articles associés au libellé marionnette

Les Turbulents d'Alain Bourbonnais

Je les ai rencontrés rue Jacob, à Paris, dans une vitrine, il y a presque 50 ans : une bande de personnages invraisemblables, joyeux et truculents, faits de bric et de broc, les "Turbulents" d'Alain Bourbonnais. Coup de foudre !  J''ai gardé précieusement le catalogue de la Galerie Jacob où ils étaient exposés. Et les voilà qui reviennent à la Halle St Pierre, au cœur d'une exposition consacrée à La Fabuloserie.  La Fabuloserie est un lieu  d'exposition pour des artistes qui ne se prennet pas pour des artistes. Créée par Alain et Caroline Bourbonnais. Un lieu d'accueil pour un art brut, populaire, naïf, "un art hors les normes", disait Jean Dubuffet, qui les encouragea dans leur entreprise.  "Avec toute l’ingéniosité de l’architecte qui en avait soupé de l’architecture rationnelle et rêvait d’anarchitecture, Alain Bourbonnais aménagea un parcours initiatique, un labyrinthe avec des chambres à surprises que l’on ouvre subrepticement...

Les "matérionnettes" de Barbara Mélois

Barbara Mélois  n'est pas une marionnettiste traditionnelle. Et la plupart de ses créations sont éphémères. Son truc, c'est de créer des personnages, un univers, une histoire avec un matériau qui n'est pas fait pour ça, papier kraft ou papier d'alu, et, pour le spectacle que nous avons vu dimanche, papier cristal, celui dont les fleuristes se servent pour envelopper leurs beaux bouquets. Plié, froissé, découpé, et puis manipulé, le papier devient fée, poisson, carrosse, château… parfois source claire ou larmes inconsolables, grâce aux projecteurs qui le magnifient, lui donnent des couleurs rouges, bleues, chatoyantes.  Peu importe l'histoire, en l'occurence inspirée de Cendrillon,  on est emporté par le foisonnement d'idées, d'images, d'émotions qu'elle crée avec… rien… Un peu de papier transparent et brillant au cœur du château de Pierrefonds, dans l'Oise, comme un enchantement.

Saul Steinberg, écrivain qui dessine et qui joue

La ligne , de Saul Steinberg, c’est un dessin en 29 tableaux, de 10 m de long, qui s’organise de part et d’autre d’une ligne continue, parfois horizon où se devinent des bateaux, parfois plan d’eau pour des baigneurs, chaussée sur laquelle débarquent les usagers du métro, rails de tramway, rambarde d'un balcon… Tout commence et se termine par la main qui dessine. La ligne A, Shön, ©Paul Bonmartel J’ai découvert ce tableau grâce à un spectacle de marionnette au Théâtre Mouffetard. La Ligne , qu'il percevait comme un long voyage, avait inspiré Roland Shön pour créer La ligne A . Un spectacle très inventif qui donnait bien envie d’aller voir de près La lIgne , la vraie. La ligne A, Shön, ©Paul Bonmartel Saul Steinberg se définissait comme  écrivain-dessinateur, il aurait pu ajouter joueur. Car chaque dessin, chaque masque, chaque tableau exhale un parfum ludique.  Saul Steinberg. Girl in bathtub, 1949 Saul Steinberg. Nose Mask. Photo...

Janus aux deux visages

Janvier, c’est le mois de JANUS , dieu romain aux deux visages: l’un jeune, l’autre vieux, l’un homme et l’autre femme parfois, l’un regardant en arrière, l’autre regardant en avant, illustrant ainsi le passage. Passage à la nouvelle année, en se remémorant les temps forts de l’année qui vient de se terminer, janvier. Passage vers l’avenir, qui fait de lui le dieu des commencements. Passage entre deux lieux qui lui vaut d’être le gardien des portes, et des ports. Janus et Bellona, Schönbrunn Si on met un masque sur le visage, et un sur le crâne, le masque  de derrière, qui rend chaque geste étrange et à la limite de la monstruosité, est un masque aveugle. Ne serait-ce pas plutôt quand nous nous scrutons l’avenir que nous sommes atteints de cécité et les gestes mal assurés?  Stage de masque, association Amlet Janus regarde le passé et l’avenir, sans pouvoir s’arrêter au présent. Il ne regarde pas devant lui, plutôt à droite et à gauche. Ce qui est...

10 chouchous chez AETRE

Dans la collection Àêtre, j'ai mes chouchous. Ceux que je conseille à mes amis. Des plus petits aux plus grands. Les âges ne sont là qu'à titre indicatif, on sait tous que les compétences peuvent changer d'un enfant à l'autre. Le plus important, c'est d'avoir avec eux une complicité de jeu.   Le mobile Libellule   Un mobile fait pour être regardé par dessous, ça paraît évident, et pourtant…ça n'est pas courant. Chaque élément, coccinelle, papillon, fleur, est attaché par un scratch, on peut l'enlever, le mettre sur le doigt comme une petite marionnette pour jouer avec le bébé, et après il retourne en l'air. La poule de Cilou   Ce n'est pas seulement un petit animal à câliner, c'est un jeu de cache-cache (le premier jeu des petits) : sous une aile un oeuf, sous l'autre un petit poussin. Incontournable pour un premier anniversaire, le Pop up . Sûr que ça plaît aux petits de mettre en place les bonshommes de bois, et puis d'appu...

Les marionnettes impertinentes

Polichinelle, Guignol, Lafleur, Kasperl, Punch, Karagöz, Crasmagne… l’envie de vous parler de ces impertinents me tarabustait depuis un petit moment déjà… Comment ne pas penser à eux ces jours-ci ? Charlie et eux, c’est la même famille. Guignol à Lyon, Ch’Lafleur en Picardie, Pierke à Anvers, Punch en Angleterre, Kasperl en Allemagne, Karagöz en Turquie, sont des personnages hauts en couleur qui représentent le peuple et disent sans vergogne les difficultés de la vie, les injustices, la lutte contre le patron, le gendarme et le propriétaire. Chaque région, chaque pays, chaque culture a sa marionnette impertinente, qui dit, et qui dénonce, et qui fait rire.  Pulcinella, Polichinelle, Punch D’Italie en France, en Belgique et en Angleterre, un bouffon bossu, grivois et porté sur la boisson, accompagne dans leurs voyages les saltimbanques qui l’animent, Pulcinella devient Polichinelle, Pouchenellen, Punchinello, Punch. Acteur masqué de la commedia ...

Quelques artistes joueurs dans un Budapest assez désenchanté

 Budapest au début du printemps : le soleil brille et les arbres sont en fleurs partout, mais les restaurants sont vides, et les immeubles de Pest, aux architectures si variées, si intéressantes, un peu à l'abandon.   Touristes consciencieux, nous goûtons les pâtisseries, visitons avec plaisir les musées, trempons dans les bains chauds, cependant ce sont les hongrois créateurs de jeu à qui nous sommes venus rendre visite. Au pays de Marbushka, rencontre de Beatrix et Laszlo . Pour arriver à leur studio, on prend le 22A jusqu’à Budakeszi, en banlieue de Budapest. Une pièce très claire dans laquelle Beatrix crée ses jeux, dessine, passant d’un petit pinceau, pour peindre un à un chaque visage des bonshommes de Splash,  à son ordinateur et sa palette numérique, tandis que Laszlo gère fournisseurs et clients, au milieu d’une montagne de jeux, et en compagnie de deux chiens, joueurs eux aussi. Nous découvrons les nouveaux jeux, les Bugs, dont nous avo...