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Affichage des articles associés au libellé enfance

La boite à boutons

C’est un jeu de mon enfance.  Il n’avait pas sa place dans la chambre d’enfants, la boite en soi n’était pas un jeu. C’est dans cette boite que notre mère rangeait ses boutons, dans les années 50, même un peu avant, même un peu après, quand ni le prêt-à-porter ni les Playmobil n’existaient. Elle nous prêtait sa boite à boutons, une boite en métal qui n’avait rien de précieux, mais qui pour nous renfermait des merveilles.  Grands ou petits, nacrés, dorés, décorés, on pouvait les classer par couleur ou par taille, les aligner comme en rang à l’école ou les mettre en cercle comme pour une ronde, il y avait les gros qui jouaient les importants, et les humbles boutons de chemise, à peine un centimètre de diamètre, mais plus nombreux et solidaires. Pour reconstituer une famille, ou une armée, on fouillait dans la boite en métal, cela faisait un bruit de chercheur de pépite, comme quand on cherche une pièce Légo bien particulière dans un gros tiroir (j’aime tellement ce bruit…). ...

James Tissot et les jeux d'enfants

En visitant au Musée d'Orsay l' exposition consacrée à James Tissot , peintre de la deuxième partie du XIXème, j'ai rencontré des enfants qui jouaient. Portait des enfants d'Emile Gaillard, James Tissot, huile sut toile,1868 Jeanne (2 ans) et son frère Joseph (4 ans) jouent avec une poupée en porcelaine, que Jeanne est en train de coiffer, tandis que les grands , Marie et Eugène, posent pour le peintre, ami de leur père, Émile Gaillard. Sur le fauteuil, une autre poupée, une poupée noire. On trouve souvent des poupées noires sur les gravures représentant de petits anglais en train de jouer, ces poupées de chiffon, qu'on appelle  Golly . Cette poupée-ci est en porcelaine, elle a un foulard noué sur les cheveux et porte robe et jupon, bas et chaussures, et surtout un tablier blanc, car elle est sans doute "au service" de la demoiselle-poupée qui se fait coiffer. Pour l'heure, elle est bien installée sur le fauteuil, alors que les...

L’hiver, des ours

Un ours, je suis pourtant un ours Le froid, l’hiver, ça me fait toujours penser aux ours. Aux ours des livres pour enfants, gentils et un peu engourdis. Qui voudraient bien qu’on les laisse dormir… Le premier s’affaire à ramasser branches et mousses sous l’oeil goguenard des autres animaux, et s’endort tranquille dans la cabane qu’il a construite juste à temps pour l’hiver. Transis de froid,bousculés par le vent et la tempête, la poule, l’écureuil et le cochon viennent se réfugier chez lui. Mais au lieu de se tenir tranquilles, ils s’amusent comme des petits fous et empêchent l’ours de dormir. Vraiment gentil, cet ours ne perd jamais son calme contre ses visiteurs. Au printemps, débarrassé de ses hôtes envahissants, il va se construire une nouvelle cabane à l’abri des regards indiscrets.   John Yeoman est l’auteur de cette jolie histoire,  The bear’s winter house,  publié en 1988 en français sous le titre  Un ours en hiver . Je l’aime surtout à cause des...