Accéder au contenu principal

Les "matérionnettes" de Barbara Mélois

Barbara Mélois  n'est pas une marionnettiste traditionnelle. Et la plupart de ses créations sont éphémères.

Son truc, c'est de créer des personnages, un univers, une histoire avec un matériau qui n'est pas fait pour ça, papier kraft ou papier d'alu, et, pour le spectacle que nous avons vu dimanche, papier cristal, celui dont les fleuristes se servent pour envelopper leurs beaux bouquets.

Plié, froissé, découpé, et puis manipulé, le papier devient fée, poisson, carrosse, château… parfois source claire ou larmes inconsolables, grâce aux projecteurs qui le magnifient, lui donnent des couleurs rouges, bleues, chatoyantes. 

Peu importe l'histoire, en l'occurence inspirée de Cendrillon,  on est emporté par le foisonnement d'idées, d'images, d'émotions qu'elle crée avec… rien…

Un peu de papier transparent et brillant au cœur du château de Pierrefonds, dans l'Oise, comme un enchantement.



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Les normes européennes de sécurité pour les jouets ont 20 ans.

Oui, j’arrive après la bataille, c’est avant Noël que tous les ans la presse nous concocte 5 ou 6 articles censés nous informer et nous aider à bien choisir les jouets, en mélangeant trop souvent sécurité et éthique, Chine, travail des enfants, accidents domestiques et profit. C’est en 1989 que l’Europe s’est décidée à établir des normes communes à tous les pays européens en ce qui concerne les jouets. Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans… L’Europe en ce temps-là, comptait 12 membres :   l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, et 2 nouveaux arrivés en 1986,  l’Espagne et le Portugal. Chaque pays avait auparavant ses règlementations propres, c’était donc un casse-tête de faire circuler des produits d’un pays à l'autre, car il fallait adapter l’étiquetage aux règles de chaque pays.* Et, derrière l’étiquetage, avoir les mêmes critères de qualité et de sécurité. À l’é...

Mon Grec à moi

C'était avant 68, mais ça n'a pas tellement changé. Je suis de la génération "collège unique". Bonne élève donc i nscrite en "classique", avec de l'anglais et du latin dès la 6ème, c'est à l'entrée en 4ème que j'ai choisi de faire du grec. Une langue morte comme deuxième langue vivante Dans le collège de banlieue dans lequel j'étais inscrite, on avait le choix entre deux langues vivantes : espagnol ou allemand. Je n'avais pas envie de faire de l'allemand, j'étais bien plus attirée par l'espagnol, mais les enseignants m'estimaient trop bonne élève pour faire de l'espagnol ! On m'a proposé le grec, le grec ancien, pas le moderne. Helléniste, pour faire ma maligne C'était flatteur. Je ferais partie de l'élite ! D'une famille plutôt intello mais atypique car ma mère était scientifique et mon père littéraire, j'avais un grand-père qui me donnait depuis ma tendre enfance un petit nom grec,...

POUCE ! Je ne joue plus ?

Poing fermé, pouce levé, voilà un geste courant, quasi universel, que chacun croit comprendre instantanément. Signe de satisfaction, d’approbation, à diverses époques, dans divers contrées, mais avec des variantes qui peuvent mener à quelques malentendus… de " D’accord " à " Victoire, ça marche ! " en passant par " l like "(1), où le pouce levé remplace le cœur  " I love " devenu désuet. « Tu es le meilleur !» dit le pouce levé en Chine. « Fais moi une place dans ta voiture » dit le pouce levé de l’auto-stoppeur. « On remonte » dit celui du plongeur. « Laissez-moi passer » dit le pouce levé du piéton qui traverse une rue sans passage protégé. « Meilleurs prix » indique celui d’un grand distributeur. « Va au diable » dit le pouce « bilak » iranien . Mais non ! POUCE ! signifie « je ne joue plus » ou, plus exactement « on arrête momentanément le jeu », ...