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Articles

Ne jetez pas vos chaussettes !

Non seulement elles se trouent mais en plus il y en a toujours qui se perdent on ne sait où, laissant une chaussette orpheline à l'abandon dans le tiroir… Sans parler des collants qui se filent… Lavez-les et gardez-les ! Ça peut servir… pour faire des marionnettes par exemple. Enfilée sur la main pour faire une drôle de bête, on coud des yeux, des oreilles, on replie le bout de la chaussette vers l'intérieur pour faire la bouche, on colle un morceau de carton ou de feutrine, et voilà ! le numéro de ventriloque peut commencer. Par-dessus une bouteille en plastique, en glissant bouchons ou petits-suisses entre la bouteille et la chaussette pour faire des reliefs. Ensuite, on peint à la gouache sur la chaussette (de préférence des chaussettes "de tennis" donc blanches), et on ajoute les détails qui conviennent à chaque personnage. On garde le bâton enfoncé et collé dans la bouteille, pour faire une marotte. Il ne reste plus qu'à ajouter quelques morceaux d...

Guignol ou le comique des coups de bâton

Je viens de lire Le marchand de coups de bâton  et Faire Guignol , qui raconte la vie de Laurent Mourguet, inventeur de Guignol.  Cet ancien canut se promène presque toujours avec sa tavelle, qui est à l’origine un outil de tissage, pour ne pas emmêler les fils. Depuis qu’il ne travaille plus dans les fabriques de la Croix rousse, Guignol s’en sert comme bâton. Ce bout de bois est fendu à une extrémité, ce qui permet de le faire claquer et de donner l’impression de cogner dur.  Et vlan sur le gendarme ! vlan sur le voleur ! vlan sur le propriétaire ! Peut-être bien aussi sur sa femme… Et tout le monde rit… Le marchand de coups de bâton, ce n’est pas Guignol mais Gnafron, son ami cordonnier, qui se fait payer pour battre Monsieur Labinas de la part de Monsieur Gouleau, puis Monsieur Boulou de la part de son épouse, etc… Vlan ! et vlan ! Et tout le monde rit… Coups de bâton désopilants dans Les Fourberies de Scapin aussi. ” Ah Monsieur...

Quand je serai vieille

Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?  Quand je serai vieille, je ne sais pas ce que je veux faire…  - Mais Maman, tu es déjà vieille  - Oui mais bon, vieille vieille… Est-ce que je pourrai encore jouer ? Ce week-end j’ai changé d’âge en même temps que d’heure, je suis passée à l’âge d’été. On a avancé mes aiguilles sur 7 et 0, c’était joyeux, chaleureux, délicieux, rieux . ”Rieux” n’existe pas, ”Rieuse”, si. (adjectif réservé aux filles et aux mouettes). Bref, je suis encore sur un petit nuage, je dois faire attention de ne rien me casser en descendant.   J’ai reçu plein plein de cartes postales avec des mots super gentils, et je n’ai pas compris tout de suite que c’était un coup monté par mes enfants… C’est une jolie idée qu’ils ont eue là, et que je vous recommande si vous voulez faire plaisir à une personne "d’un certain âge".   J’ai eu aussi un drôle de gâteau en forme d’âge. C’est aussi une jolie idée que vous pouvez piquer....

Chansons cruelles et délectation de mon enfance

Un petit échange avec mon ami Charlie Guerrier, qui ne manque jamais de souhaiter une bonne fête à "ses Catherine", a fait revenir à ma mémoire les paroles complètes de La légende de Sainte Catherine . la chanson se termine joyeusement après que son père lui a coupé la tête. Charles Trenet en a fait une version très amusante, sans plus de compassion pour cette pauvre Catherine. CLIQUEZ ICI pour La Légende de Ste Catherine par Trenet Alors que nous échangions sur notre indifférence enfantine aux malheurs de Catherine, Charlie évoqua Jeannette, qui refuse un mariage forcé et meurt avec son amoureux "pendouillé". Nous avons tous chanté à tue-tête et fort joyeusement : "Si vous pendouillez Pierre pendouillez moi zavec" Ces  pères tyranniques et assassins, ces dénouements cruels ne nous accablaient pas, au contraire, les chansons se terminaient dans l'hilarité générale. Je parle de ma lointaine enfance, mais je crois que pour ce qui est de beu...

ÀÊTRE, 16 ans plus tard

Jouer à être un autre et devenir quelqu'un Ce bel alexandrin est notre accroche depuis 2002.  Nous avons créé alors nos premiers jouets textiles, poule, lapin, éléphant de Cilou, cheval-jupon, pose-bébé…  Nous avons déniché nos premiers vêtements-jeux : les T-shirts imprimés en trompe l'oeil, nos premiers déguisements, nos premières marionnettes… et participé au prestigieux salon Maison et Objet pour la première fois, avec des jeux improbables, et superbes, comme le lit-bateau que nous transportions sur le toit de la voiture, et les peluches bouillottes remplies de graines d'épeautre. Mannequin créé par Lola Gavarry pour présenter le T-shirt pirate I nauguration d'AETRE 11/12/2002, Pub St Hilaire Paris 16 ans plus tard… Sur la photo de l'inauguration, une petite fille qui est devenue grande, mais les autres personnes n'ont pas tellement changé… Ni de visage, ni de dynamisme, ni d'énergie, ni de curiosité, ni de capacité à s'engager, à cré...

M&O : Jouets en carton et en tissu

Maison&Objet est un salon du cadeau, qui a lieu 2 fois par an au Nord de Paris, où j'ai exposé pendant de très nombreuses années. Je le visite maintenant pour le plaisir, pour retrouver des amis, sentir les tendances, fouiner. Voilà deux stands sur lesquels je me suis arrêtée et dont j'ai eu envie de parler. CARAPAU J'ai beaucoup aimé ces animaux en burel , un tissu d'artisanat portugais 100% pure laine, de la marque Carapau. Un beau design et un réel souci de l'environnement. Sur leur catalogue, chaque animal a sa place sur une grande carte du monde.  Chacun aussi un petit nom, prêt à être adopté. L'otarie est toute nouvelle, et j'ai oublié de demander comment elle s'appelle… Cody le koala et Joe le kangourou, CARAPAU Matt le crocodile marin et Jack le crocodile américain, CARAPAU MISTER TODY Sur le  stand "tout en carton" j'ai trouvé un joli cheval et un éléphant à bascule, et des véhicules dans lesquelles l'e...

Mes poupées berbères

Une histoire de famille(s) Dans la maison de mes grands-parents paternels, il y avait une famille de poupées en bois. C'étaient des poupées marocaines taillées dans un bois de cèdre assez fragile, et je savais bien que pour de vrai ce n'étaient pas des poupées pour jouer. Mon grand-père, qui me passait beaucoup de choses, me laissait-il jouer avec, ou en ai-je seulement rêvé ? Je les aimais beaucoup parce qu'il y avait toute une famille, le père, la mère, la grand-mère, le fils et un homme noir qui devait être leur esclave; et parce que ces personnages étaient sexués, ce qui dans les années 50 ne manquait pas d'intérêt ! Dans la maison de  mes grands-parents maternels, j'ai retrouvé une autre famille en bois, père, mère, grand-mère et esclave, sans l'enfant. Similaires mais pas identiques. Grâce aux tatouages des femmes, on reconnait qu'il s'agit de deux familles différentes, avec un même tatouage pour la mère et la grand-mère. Elle...