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Articles

Têtes de Carnaval façon Star Wars

Comme lors d' un autre atelier  nous avons proposé aux enfants de faire de grosses têtes de carnaval avec du carton ondulé. On pensait  masques africains  mais cette fois les enfants avaient autre chose en tête. Qu'à cela ne tienne, nos grosses têtes se sont transformées en masques de Dark Vador. Quand on anime un atelier, il faut savoir rebondir ! Et du coup, toujours en carton ondulé, chacun a fait son sabre laser et sa ceinture. Sortie d'atelier en musique, les guerriers enthousiastes ne restaient pas en place… Guerrier à terre ! Aucune des trois filles n'a voulu entrer dans cet univers. Elles suivaient, chacune, leur chemin et leur idée, apparemment plus à l'aise que les garçons à se libérer des stéréotypes. Apparemment, car peut-êtres ne se sentaient-elles pas autorisées à entrer dans ce monde "masculin " . Malgré la place faite aux femmes dans le dernier épisode de Star Wars, même se fabriquer un beau sabre laser, cela ne l...

Tête de Carnaval à faire avec des riens

Mieux qu'un masque, une grosse tête de Carnaval qui repose sur les épaules, en carton ou en papier, dans laquelle on se cache. En une heure ou deux, et à base de récup, bouchons, rubans, jolis papiers-cadeaux, rouleaux d'essuie-tout ou autres papiers, bouts de ficelle, plumes, coquillages…Le jeu des masques commence par la récolte de merveilleux petits riens. Regarder quelques masques africains pour l'inspiration. Une feuille de carton ondulé d'environ 80x45 cm. On en fait un grand tube, en l'enroulant et on y cache la tête.  Les yeux du masque seront bien plus haut que ceux de l'enfant. On demande à l'enfant d'indiquer la place de ses yeux et on marque un repère au crayon. On enlève le tube de carton, on remet la feuille à plat, et on découpe une ouverture à l'endroit repéré. Le mieux est de découper un rectangle -ou une demie-lune, si l'on veut un masque souriant- et d'en faire la bouche de la grosse tête. On pourra y...

Janus aux deux visages

Janvier, c’est le mois de JANUS , dieu romain aux deux visages: l’un jeune, l’autre vieux, l’un homme et l’autre femme parfois, l’un regardant en arrière, l’autre regardant en avant, illustrant ainsi le passage. Passage à la nouvelle année, en se remémorant les temps forts de l’année qui vient de se terminer, janvier. Passage vers l’avenir, qui fait de lui le dieu des commencements. Passage entre deux lieux qui lui vaut d’être le gardien des portes, et des ports. Janus et Bellona, Schönbrunn Si on met un masque sur le visage, et un sur le crâne, le masque  de derrière, qui rend chaque geste étrange et à la limite de la monstruosité, est un masque aveugle. Ne serait-ce pas plutôt quand nous nous scrutons l’avenir que nous sommes atteints de cécité et les gestes mal assurés?  Stage de masque, association Amlet Janus regarde le passé et l’avenir, sans pouvoir s’arrêter au présent. Il ne regarde pas devant lui, plutôt à droite et à gauche. Ce qui est...

Des voeux qui grincent un peu

Il était une fois un pauvre bûcheron et sa femme . L’homme un jour attrape un lapin et s’apprête à le manger, mais le lapin l’émeut, lui parle de sa nombreuse famille et réussit à l’apitoyer. Dès que l’homme attendri le laisse partir,   le lapin, qui est en fait un génie des bois, lui propose de faire 3 voeux. ”Je voudrais, je voudrais… un bon plat de saucisses”, dit l’homme, et c’est ce qu’il trouve sur la table en rentrant chez lui. Il raconte l’aventure à sa femme, qui le traite de tous les noms, pour avoir prononcé un voeu aussi modeste et ridicule, alors qu’il aurait pu demander à être riche et puissant. ”Tu es trop méchante, rétorque-t-il, tiens je voudrais que ces saucisses te pendent au bout du nez !” Aussitôt la femme se retrouve avec un chapelet de saucisses au bout du nez. ”Oh, pardon ! Je suis désolé, dit son mari, je voudrais que ces maudites saucisse n’aient jamais existé !” Le troisième voeu se réalise et les saucisses disparaissent. Le malheureux bûcheron et sa femm...

10 chouchous chez AETRE

Dans la collection Àêtre, j'ai mes chouchous. Ceux que je conseille à mes amis. Des plus petits aux plus grands. Les âges ne sont là qu'à titre indicatif, on sait tous que les compétences peuvent changer d'un enfant à l'autre. Le plus important, c'est d'avoir avec eux une complicité de jeu.   Le mobile Libellule   Un mobile fait pour être regardé par dessous, ça paraît évident, et pourtant…ça n'est pas courant. Chaque élément, coccinelle, papillon, fleur, est attaché par un scratch, on peut l'enlever, le mettre sur le doigt comme une petite marionnette pour jouer avec le bébé, et après il retourne en l'air. La poule de Cilou   Ce n'est pas seulement un petit animal à câliner, c'est un jeu de cache-cache (le premier jeu des petits) : sous une aile un oeuf, sous l'autre un petit poussin. Incontournable pour un premier anniversaire, le Pop up . Sûr que ça plaît aux petits de mettre en place les bonshommes de bois, et puis d'appu...

Génération Père Castor

Les albums du Père Castor ont marqué mon enfance, et en apprenant le décès de Paul Foucher, dont les parents avaient créé ces livres pour enfants, je suis un peu triste. Plus de 100 livres avaient déjà été publiés quand je suis née et ils occupaient une place privilégiée dans la bibliothèque familiale, mes livres préférés, avec leur couverture souple et leurs pages simplement agrafées alors que la plupart des autres étaient reliés avec un dos carré. (Mes préférés avec les Babar , quand même !) Certains ont été repris récemment à la faveur de je ne sais quel programme scolaire, et beaucoup de jeunes enfants connaissent presque par coeur  Roule Galette  et  Poule Rousse,  qu’ils adorent. Deux histoires simples racontées avec des illustrations et une écriture qui ne sont pas typiquement  pour enfants  ni  de notre époque . Deux histoires avec un renard, l'un gagne, l'autre perd. Deux histoires pas politiquement correctes, pas féministes du tout, mais...

Je ne joue pas

À regarder le monde ”sous couleur de jouer”, comme disait Jacques Henriot, on finit par voir du jeu partout, et parfois on se trompe. La chasse à courre Quand vient l’automne et que je rencontre aux abords de la forêt les chasseurs à courre, avec leur belle tenue, chiens et chevaux, et tous les rituels qui vont des boutons de redingote à la bénédiction des chiens, je trouve cela très amusant, et j’imagine qu’il s’agit d’un grand jeu, avec des règles bien précises et des rôles attribués à chacun. Boutons de vènerie Roger Caillois a tenté en 1958 ( Les jeux et les hommes ) une définition du jeu qui reste d’actualité : le jeu est une activité libre, séparée, incertaine, improductive, réglée, fictive. Sous cet éclairage, la vénerie me semblait a priori un jeu, auquel les équipages participaient de leur plein gré, avec même une sensation de liberté extrême chevauchant en forêt, dans un espace et pendant un temps bien défini, sans être sûrs d’abattre le gibier, sans gain, mai...