Accéder au contenu principal

Les drôles de monstres de Léopold Chauveau

C'était programmé du 10 mars  au 18 juin 2020. Juste pour le grand confinement. Je vous parle donc d'une exposition que je n'ai pas vue, ni personne, au Musée d'Orsay, à Paris. 
Les dessins et les sculptures de Léopold Chauveau et notamment ses monstres. 
Le musée est fermé et il faut nous contenter de quelques images.









J'aime beaucoup ses monstres, ils ont l'air plutôt gentils, pas du tout effrayants, parfois drôles.  
Il s'en faudrait d'un rien pour que ces sculptures s'animent telles des marionnettes. Elles ont une force dans le regard, il se pourrait bien qu'elles aient quelque chose à nous dire. Quelque chose d'émouvant, qui fait sourire ou vous met la larme à l'œil, mais qui ne fait pas peur.
On  pense en les voyant  aux gargouilles des cathédrales, ou aux personnages imaginaires de Jérôme Bosch, qu'on n'appellerait pas des monstres. Mais comment les appeler ?






Ses dessins ont-ils inspiré Claude Ponti, Grégoire Solotareff, Maurice Sendack ou Tomi Ungerer ? Ils ont en tout cas touché Roland Topor, qui a dit son admiration pour Léopold Chauveau. 

Pour moi, je leur ai tout de suite vu un air de famille avec les "monstres" de Jean de Brunhoff, dans deux albums de Babar, Le Roi Babar et Les vacances de Zéphir.





Dans l'album Le roi Babar, c'est dans une double page qu'apparaissent des personnages  cauchemardesques, le Malheur, le Désespoir, la Peur, l'Ignorance… J'ai toujours aimé les regarder. J'adore la Bêtise et la Colère (en bas à gauche). 




Dans Les vacances de Zéphir, le petit singe, ami de Babar, sauve la princesse prisonnière de Polomoche et de ses amis les Gogottes. "Ils ne sont pas féroces, ils s'ennuient". C'est en faisant le clown et en jouant du violon que Zéphir délivre la princesse. On peut les contempler à loisir sur une double page puis sur quatre images où on les voit écouter une histoire, puis danser, puis dormir, monstres bien inoffensifs, très proches de ceux de Max et les Maximonstres, de Maurice Sendack.






















Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Les normes européennes de sécurité pour les jouets ont 20 ans.

Oui, j’arrive après la bataille, c’est avant Noël que tous les ans la presse nous concocte 5 ou 6 articles censés nous informer et nous aider à bien choisir les jouets, en mélangeant trop souvent sécurité et éthique, Chine, travail des enfants, accidents domestiques et profit. C’est en 1989 que l’Europe s’est décidée à établir des normes communes à tous les pays européens en ce qui concerne les jouets. Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans… L’Europe en ce temps-là, comptait 12 membres :   l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, et 2 nouveaux arrivés en 1986,  l’Espagne et le Portugal. Chaque pays avait auparavant ses règlementations propres, c’était donc un casse-tête de faire circuler des produits d’un pays à l'autre, car il fallait adapter l’étiquetage aux règles de chaque pays.* Et, derrière l’étiquetage, avoir les mêmes critères de qualité et de sécurité. À l’é...

POUCE ! Je ne joue plus ?

Poing fermé, pouce levé, voilà un geste courant, quasi universel, que chacun croit comprendre instantanément. Signe de satisfaction, d’approbation, à diverses époques, dans divers contrées, mais avec des variantes qui peuvent mener à quelques malentendus… de " D’accord " à " Victoire, ça marche ! " en passant par " l like "(1), où le pouce levé remplace le cœur  " I love " devenu désuet. « Tu es le meilleur !» dit le pouce levé en Chine. « Fais moi une place dans ta voiture » dit le pouce levé de l’auto-stoppeur. « On remonte » dit celui du plongeur. « Laissez-moi passer » dit le pouce levé du piéton qui traverse une rue sans passage protégé. « Meilleurs prix » indique celui d’un grand distributeur. « Va au diable » dit le pouce « bilak » iranien . Mais non ! POUCE ! signifie « je ne joue plus » ou, plus exactement « on arrête momentanément le jeu », ...

Le jeu de 7 familles, spécificité française

Le premier Jeu des 7 familles français est édité en 1876, dessiné par André Gill, caricaturiste   et ami de Jaurès, à qui nous devons des portraits de tous les grands hommes de l’époque. André Gill, qui donna son nom au célèbre cabaret Le Lapin Agile. Pour chacune des 7 familles, 6 cartes : autour du Père on trouve la mère, le fils,   la fille, le valet et la cuisinière. Il y   a les familles Ministre, Général, Docteur, Avocat, Mandarin, Contrebandier et Potence. Des notables et des brigands : rien que des gens peu recommandables, en somme  ! Avant lui, les anglo-saxons avaient créé des familles, autour de métiers aussi, mais il n’y avait pas SEPT familles ! Les anglo-saxons ont inventé les Happy families Présenté au Musée de la carte à jouer à Issy les Moulineaux, le jeu Game of Dr Busby , fut édité en 1843 dans le Massachusetts. Tout de suite très populaire, nous dit Agnès Barbier, commissaire de l’exposition , qui nous l’a...