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Articles

Affichage des articles du 2021

Chifoumi version COVID

 Deux enfants jouent dans le bus, face à face ils tapent dans leurs mains, puis dans les mains de l'autre, comme s'ils rythmaient la comptine Trois petits chats… Ils ajoutent à ce jeu des gestes et comptent leurs points, un peu comme à Chifoumi ou Pierre Feuille Ciseaux. Petit à petit ils se proposent de nouveaux gestes, et comment les contrer. Si tu mets tes deux mains paume vers l'adversaire, c'est "porte fermée", à quoi on oppose "sonnette" avec les poings comme si on tirait sur le cordon d'une cloche…Mains jointes sur le haut du front fait échec à "sonnette" car cela veut dire "je ne suis pas là".  Mains crochues comme pour mimer un un animal qui grignote : c'est le "covid". Et pour le contrer, une main frappant  le haut de l'épaule, c'est le "vaccin", ou deux mains devant la bouche, c'est le "masque", qui "recharge le vaccin". J'ai du mal à  suivre, il y a trop d...

La couleur de la pluie

- La pluie, c'est de quelle couleur ? - Bleu ? - Gris ?  Regardons par la fenêtre… Elle n'a pas de couleur… mais alors comment la peindre ? Prenons une grande feuille blanche et dessinons la pluie avec une craie grasse blanche (un pastel). Dessinons sur toute la feuille les gouttelettes, la bruine, l'orage, la pluie qui tombe en rafales avec le vent… et les flaques qui éclaboussent, et les petits ronds que la pluie dessine dans l'eau.  Quand la feuille blanche est remplie de pluie, blanche aussi, on ne voit rien mais… À grands coups de pinceau, avec de l'aquarelle ou des encres de couleur, peignons maintenant le ciel. Gris, peut-être, ou bleu, ou rose ? Et la pluie apparait comme par magie. Il n'y a plus qu'à dessiner, sur un autre papier, ceux qui aiment la pluie, la grenouille, l'escargot, ou un petit enfant équipé de ciré et de bottes… et des parapluies, bien sûr. Oh ! celui-là s'envole !  On découpe, on colle les personnages sur la grande ...

La boite à boutons

C’est un jeu de mon enfance.  Il n’avait pas sa place dans la chambre d’enfants, la boite en soi n’était pas un jeu. C’est dans cette boite que notre mère rangeait ses boutons, dans les années 50, même un peu avant, même un peu après, quand ni le prêt-à-porter ni les Playmobil n’existaient. Elle nous prêtait sa boite à boutons, une boite en métal qui n’avait rien de précieux, mais qui pour nous renfermait des merveilles.  Grands ou petits, nacrés, dorés, décorés, on pouvait les classer par couleur ou par taille, les aligner comme en rang à l’école ou les mettre en cercle comme pour une ronde, il y avait les gros qui jouaient les importants, et les humbles boutons de chemise, à peine un centimètre de diamètre, mais plus nombreux et solidaires. Pour reconstituer une famille, ou une armée, on fouillait dans la boite en métal, cela faisait un bruit de chercheur de pépite, comme quand on cherche une pièce Légo bien particulière dans un gros tiroir (j’aime tellement ce bruit…). ...