Je viens de lire Le marchand de coups de bâton et Faire Guignol , qui raconte la vie de Laurent Mourguet, inventeur de Guignol. Cet ancien canut se promène presque toujours avec sa tavelle, qui est à l’origine un outil de tissage, pour ne pas emmêler les fils. Depuis qu’il ne travaille plus dans les fabriques de la Croix rousse, Guignol s’en sert comme bâton. Ce bout de bois est fendu à une extrémité, ce qui permet de le faire claquer et de donner l’impression de cogner dur. Et vlan sur le gendarme ! vlan sur le voleur ! vlan sur le propriétaire ! Peut-être bien aussi sur sa femme… Et tout le monde rit… Le marchand de coups de bâton, ce n’est pas Guignol mais Gnafron, son ami cordonnier, qui se fait payer pour battre Monsieur Labinas de la part de Monsieur Gouleau, puis Monsieur Boulou de la part de son épouse, etc… Vlan ! et vlan ! Et tout le monde rit… Coups de bâton désopilants dans Les Fourberies de Scapin aussi. ” Ah Monsieur...