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Marbushka



Quelques jours en Hongrie, en avril 2014 :  voilà un an que nous avons rencontré Beatrix et Làzslo, les Marbushka, dans leur studio de Budakeszi, en banlieue de Budapest. Une pièce très claire dans laquelle Beatrix Bohony crée ses jeux, passant d’un petit pinceau, pour dessiner les visages des pions en bois, à son ordinateur et sa palette numérique, tandis que Laszlo gère fournisseurs et clients, au milieu des boites de jeux, et en compagnie de deux chiens, joueurs eux aussi.

Nous étions curieux de découvrir le nouveau jeu, Bugs, dont nous avions déjà traduit la règle du jeu en français. Les Bugs sont des bestioles que Beatrix a inventées, ils ont chacun leur personnalité, plutôt sympas tout insectes qu’ils sont. Dans le jeu, ils se font prendre par le Professeur Bugsy qui les attrape dans sa boite d’allumettes. Pour tenir dans la boite d’allumettes, les Bugs ne pouvaient pas mesurer plus de 4 cm, Beatrix a créé le Mémory avec les mêmes dessins en plus grand, pour son plaisir, et pour le nôtre, car ils méritent d’être regardés de près. Pas facile, le Mémory !


Un an plus tard, BUGS est présenté et nominé au concours des plus beaux jeux, LUDIA, au Musée de la carte à jouer d’Issy les Moulineaux. Nous sommes de l’aventure depuis le début, et très fiers de le présenter à un public averti dans un musée de la région parisienne. L’année dernière, c’est Frog Prince, dessiné aussi par Beatrix qui avait été nominé à ce concours.

Photo Nök Lapja Ente Magazine
C’est en famille que les Marbushka inventent leurs jeux, avec leur fille -10 ans cette année- qui déborde d’idées. C’est elle, nous dit Beatrix, qui a eu l’idée des deux chemins à choisir dans le jeu Full Moon Circus, donnant ainsi aux joueurs l’initiative et corsant les enjeux. Une toute petite équipe, mais très créative, trois à quatre jeux édités chaque année depuis 2010, et toujours des projets dont Beatrix et Làzslo parlent avec enthousiasme.


La poupée Emma est née au printemps dernier sous nos yeux. Beatrix avait sur son bureau une série de petites têtes en bois, celles que l’on trouve, si mignonnes, dans le jeu Splash, et cherchait comment, cette fois, elle en ferait une jolie demoiselle. Les yeux grands ouverts, ou au contraire baissés, à l’encontre des yeux surdimensionnés des poupées d’inspiration Manga ? Et la coiffure, cheveux courts ou bandeau, mèches folles ou lisses ?

Beatrix les peint une à une, choisit des tissus raffinés, ajoute de délicats accessoires. Chaque poupée est unique, et chaque édition limitée. Un travail minutieux mais aussi très efficace : en quelques mois, à l’automne 2014, une première Emma était dans les magasins. En décembre nous recevions Emma en voyage, la deuxième édition. Pour mai 2015, voilà Janka, avec son petit chignon perché.


Ces poupées ont le corps, les bras et les jambes en tissu. Elles ne charment pas seulement les collectionneurs. Autour de nous de vraies petites filles les ont adoptées, et dans certaines ludothèques elles ont rejoint les jouets de rêve dont les enfants se régalent.

La collection Marbushka, jeux et poupées, est distribuée en France par àêtre.

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