Une histoire de famille(s) Dans la maison de mes grands-parents paternels, il y avait une famille de poupées en bois. C'étaient des poupées marocaines taillées dans un bois de cèdre assez fragile, et je savais bien que pour de vrai ce n'étaient pas des poupées pour jouer. Mon grand-père, qui me passait beaucoup de choses, me laissait-il jouer avec, ou en ai-je seulement rêvé ? Je les aimais beaucoup parce qu'il y avait toute une famille, le père, la mère, la grand-mère, le fils et un homme noir qui devait être leur esclave; et parce que ces personnages étaient sexués, ce qui dans les années 50 ne manquait pas d'intérêt ! Dans la maison de mes grands-parents maternels, j'ai retrouvé une autre famille en bois, père, mère, grand-mère et esclave, sans l'enfant. Similaires mais pas identiques. Grâce aux tatouages des femmes, on reconnait qu'il s'agit de deux familles différentes, avec un même tatouage pour la mère et la grand-mère. Elle...